A tous les
"Aîmile Faîlixxe Gautiâââîîî"





     Il fut NOTRE lycée. Certains d'entre nous qui faisons vivre ce site, en avons été les élèves. De notre entrée en sixième à l'automne 1957, jusqu'à sa fermeture début 1962. Il devait ensuite rouvrir après l'indépendance, rebaptisé "Victor Hugo", en tant que lycée français d'Alger. Alexandre Faulx-Briole, qui en fut l'élève l'année de sa quatrième en 1963-64, puis de septembre 66 à juin 69, nous parle fort bien de cette époque sur son site Internet. Ensuite, nous avons connu ici en France d'autres lycées, d'autres établissements, des facs, mais rien pour nous n'aura pu remplacer les deux grands bâtiments reliés par une passerelle, où entre nos onze et seize ans nous aurons passé une si grande partie de notre temps. En des moments si troublés, si incertains, parfois si douloureux.

     Il devait y avoir à Gautier "de notre temps" au moins sept ou huit classes d'au moins trente élèves chacune. Ce qui, de la sixième à la terminale, soit sept ans, représentait environ 1.700 élèves en permanence. Chaque année, ce devaient être dans les 250 petits nouveaux qui arrivaient.

     Alors, comptons-nous ! Ne prenons que les anciens qui ont aujourd'hui entre 51 ans et mettons 70 ans (pardon aux plus anciens, simplement, jusqu'à 70, la pyramide des âges n'est pas encore trop grignotée), celà fait encore dans la nature 20 générations d'éléves, soit dans les 5.000 anciens. Certes en constante régression. Depuis 62, selon le même clacul, c'est 40 "classes" qui ne sont plus, soit 10.000 anciens, c'est la vie. Et c'est la limite à notre travail de mémoire. Sans compter ceux qui, tel Alexandre, nous ont succédé, et peuvent avoir de notre lycée la même nostalgie que nous.

     Alors, à tous, bienvenue sur ces pages, où nous accueillerons vos souvenirs, vos photos de classe, et les textes que vous voudrez bien nous confier. Et aussi vos recherches d'anciens camarades.

     Pour commencer, voici ci-contre et ci-dessous, trois cartes postales confiées par Jacques Robert d'Eshougues, un ex-"Aîmile Faîlixxe Gautiâââîîî" (pour comprendre, reportez-vous au texte de Jean-Louis Jacquemin sur Jean Choski). Deux datent des années 1900-1910, la troisième représente "l'annexe" dans les années 50.


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ils avaient onze ans à la rentrée 1960; ne comptons pas les derniers sixième, ceux de 1962, qui avaient 11 ans à la rentrée du 1er octobre 1961, et qui auront fait si peu de mois de classe à Gautier.


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Notre lycée : le rectangle noir compris entre les rues Courbet, Hoche, et Edmond Adam.

L'annexe, reliée au "vieux" lycée par une passerelle, était de l'autre côté de la rue Edgar Quinet (photo : Marc Morell).